Comment fonctionne le système de points de F1 ?
Le système de points de F1 accorde 25 points pour une victoire en grand prix, avec une dégressivité de 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1 pour les positions deux à dix. Les courses sprint utilisent une échelle réduite de 8-7-6-5-4-3-2-1 pour les huit premiers seulement, avec six week-ends sprint au calendrier 2026. Le point bonus pour le meilleur tour a été supprimé depuis la saison 2025, faisant de l’ordre d’arrivée la seule façon de marquer des points. Trois structures distinctes régissent le fonctionnement complet du système de points de F1 : les points de grand prix, les points de sprint, et une échelle dégressive pour les courses qui ne se déroulent pas sur leur distance complète.
- Une victoire en grand prix vaut 25 points, les positions deux à dix rapportant 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1. Les pilotes terminant en dehors du top dix ne marquent aucun point.
- Les courses sprint accordent 8 points pour une victoire et descendent jusqu’à 1 point pour la huitième place, avec six week-ends sprint en 2026 : Shanghai, Miami, Montréal, Silverstone, Zandvoort et Singapour.
- Le point bonus pour le meilleur tour en course a été supprimé à partir de la saison 2025, mettant fin à une règle en vigueur depuis 2019.
- Les courses écourtées utilisent une échelle dégressive à quatre niveaux introduite après le Grand Prix de Belgique 2021, sans attribution de points si le leader a complété moins de deux tours sans voiture de sécurité.
- Les points déterminent le Championnat du Monde des Pilotes et le Championnat des Constructeurs, les égalités étant départagées par le nombre de victoires, puis de deuxièmes places, et ainsi de suite.
- Nico Hulkenberg a abordé la saison 2026 avec 608 points en carrière et aucune victoire, le total le plus élevé de l’histoire de la F1 pour un pilote n’ayant jamais remporté de grand prix.
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Comment fonctionne le système de points de F1 pour les grands prix ?
Chaque grand prix accorde des points aux dix premiers sur une échelle fixe : 25 pour le premier, 18 pour le deuxième, 15 pour le troisième, 12 pour le quatrième, 10 pour le cinquième, 8 pour le sixième, 6 pour le septième, 4 pour le huitième, 2 pour le neuvième et 1 pour le dixième. Cette structure est en place depuis la saison 2010, lorsqu’elle a remplacé l’ancien système 10-8-6-5-4-3-2-1 qui ne récompensait que les huit premiers. Tout pilote classé onzième ou plus bas ne marque aucun point, qu’il soit ou non dans le même tour que le leader.
L’échelle est délibérément déséquilibrée en faveur de la victoire. Une victoire vaut 7 points de plus que la deuxième place, mais les deuxième et troisième places ne sont séparées que par 3 points. De la sixième à la dixième place, les écarts se réduisent à 2 points par position. Cette pondération signifie qu’une seule victoire (25) vaut plus qu’une cinquième et une sixième place combinées (10 + 8 = 18), incitant fortement les équipes à viser la victoire. De 2019 à 2024, un point bonus était accordé au pilote ayant réalisé le meilleur tour en course, à condition de terminer dans le top dix. Cette règle a été supprimée à partir de 2025 après avoir été critiquée pour avoir incité les équipes à sacrifier leur position pour un arrêt aux stands tardif sur pneus frais uniquement pour remporter ce point supplémentaire.

Points en course sprint
Les courses sprint utilisent une échelle réduite : 8 pour le premier, 7 pour le deuxième, 6 pour le troisième, 5 pour le quatrième, 4 pour le cinquième, 3 pour le sixième, 2 pour le septième et 1 pour le huitième. Les pilotes terminant neuvième ou plus bas ne marquent aucun point. La saison 2026 comprend six week-ends sprint confirmés par Formula 1 et la FIA : Shanghai, Miami, Montréal, Silverstone, Zandvoort et Singapour.
Un sprint couvre environ un tiers de la distance d’un grand prix, se déroule sans arrêts obligatoires et son résultat n’a aucune incidence sur la grille du dimanche. Le maximum qu’un pilote peut marquer lors d’un week-end sprint est de 33 points : 25 pour le grand prix plus 8 pour le sprint. Sur une saison complète avec six sprints, le maximum théorique des sprints seuls est de 48 points, soit moins que deux victoires en grand prix. Ce ratio maintient le sprint comme événement secondaire. Il peut influencer une lutte serrée pour le titre, mais ne peut pas contrecarrer un pilote qui gagne régulièrement le dimanche.

Que se passe-t-il quand une course est écourtée
Lorsqu’un grand prix ne peut pas parcourir la distance prévue, la FIA applique une échelle dégressive à quatre niveaux introduite après le Grand Prix de Belgique 2021. Cette course n’avait couvert que trois tours derrière la voiture de sécurité sous une pluie battante, et le classement avait attribué des demi-points malgré l’absence de véritable course. Le système révisé, en vigueur depuis 2022, fixe un seuil plus élevé. Si le leader a complété moins de deux tours sans intervention de la voiture de sécurité, aucun point n’est attribué. Entre deux tours et 25 % de la distance prévue, seuls les cinq premiers marquent des points sur une échelle réduite de 6-4-3-2-1. De 25 % à 50 %, les neuf premiers marquent 13-10-8-6-5-4-3-2-1. De 50 % à 75 %, les dix premiers reçoivent 19-14-12-9-8-6-5-3-2-1. Au-delà de 75 %, la règle des 75 % s’applique et les points complets sont attribués.
L’effet pratique est que la valeur d’une victoire varie selon la quantité de course effectivement disputée. Un pilote qui mène une course arrêtée à 40 % de la distance reçoit 13 points au lieu de 25. Une course stoppée à 60 % rapporte 19 points pour une victoire. Le minimum de deux tours sous drapeau vert était une réponse directe à la controverse de Spa, où les pilotes avaient effectué des tours de formation derrière la voiture de sécurité sans jamais s’être battus roue contre roue.
Ce que décident les points de F1
Les points déterminent deux championnats qui s’étendent sur toute la saison. Le Championnat du Monde des Pilotes classe les pilotes par leur total combiné de tous les grands prix et sprints. Le Championnat des Constructeurs additionne les points marqués par les deux pilotes de chaque équipe, et son classement final détermine la distribution des primes qui financent la saison suivante. Les deux championnats comptabilisent chaque résultat ; il n’existe pas de disposition permettant d’écarter les moins bons résultats dans le règlement actuel.
Si deux pilotes ou équipes terminent une saison à égalité de points, le critère de départage est un décompte : le plus grand nombre de victoires d’abord, puis le plus grand nombre de deuxièmes places, puis les troisièmes, jusqu’à ce que l’égalité soit brisée. Les week-ends sprint peuvent ajouter ou retirer jusqu’à 8 points dans un duel direct lors d’une seule manche, faisant des sprints restants un facteur d’influence potentiel dans toute lutte serrée pour le titre.
Le plus grand total de points en carrière sans victoire
Nico Hulkenberg a abordé la saison 2026 avec 608 points en carrière et aucune victoire en course, le total le plus élevé de l’histoire de la Formule 1 par un pilote n’ayant jamais remporté de grand prix. Ce total s’est accumulé au cours d’une carrière débutée chez Williams en 2010, construite entièrement sur des arrivées entre la deuxième et la dixième place sur plus d’une décennie de compétition. Son équivalent le plus proche, Romain Grosjean, a pris sa retraite avec 391 points en carrière. Dans le système actuel, terminer sixième à chaque manche d’une saison de 24 courses produit 192 points. Les 608 de Hulkenberg représentent ce qu’une telle accumulation produit sur toute une carrière dans le peloton de milieu de grille.
Questions fréquentes sur les points de F1
Combien de points obtient-on pour gagner une course de F1 ?
Une victoire en grand prix vaut 25 points. La deuxième place rapporte 18, la troisième 15, et l’échelle continue jusqu’à 1 point pour la dixième. Une victoire en course sprint vaut 8 points. Si un grand prix est écourté et n’atteint pas 75 % de la distance prévue, le vainqueur reçoit des points réduits : 19 points (50-75 %), 13 points (25-50 %), ou 6 points (moins de 25 %).
Obtient-on un point pour le meilleur tour en F1 ?
Non. Le point bonus pour le meilleur tour était en vigueur de 2019 à 2024, mais a été supprimé à partir de la saison 2025. En vertu de l’ancienne règle, un pilote qui réalisait le meilleur tour et terminait dans le top dix gagnait un point supplémentaire. Cette disposition n’existe plus, de sorte que le meilleur tour n’a désormais aucun effet sur le classement.
Comment fonctionnent les points de sprint en F1 ?
Les courses sprint accordent des points aux huit premiers : 8 pour le premier, 7 pour le deuxième, 6 pour le troisième, 5 pour le quatrième, 4 pour le cinquième, 3 pour le sixième, 2 pour le septième et 1 pour le huitième. Les pilotes terminant neuvième ou plus bas ne marquent aucun point. La saison 2026 compte six week-ends sprint : Shanghai, Miami, Montréal, Silverstone, Zandvoort et Singapour.
Obtient-on des points pour la pole position en F1 ?
Non. La pole position n’a jamais eu de valeur en points dans le règlement actuel. Les qualifications déterminent la grille de départ de la course, mais seul le classement de la course attribue des points de championnat. La même règle s’applique aux qualifications sprint, qui établissent la grille du sprint mais n’accordent aucun point en elles-mêmes.
Sources
Sky Sports F1 : Format du sprint, points et résultats expliqués pour la saison 2026
ESPN : La F1 supprime le point bonus pour le meilleur tour en 2025
Formula1Points.com : Record de points en carrière de Nico Hulkenberg